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Partir ou rester ? Voilà une question qui a taraudé mon esprit de longues nuits il y a maintenant presque 4 ans. Partir. Ou rester. Dans mon journal de bord de l’époque, j’ai retrouvé ceci :

« J'ai deux amours, Montréal et Paris.

Entre les deux mon cœur balance. Etre incapable de prendre une décision est l'un de mes défauts les plus handicapants.

La décision de rester ou non appartient à moi seule, mais je suis incapable de choisir. Je n'ai presque plus d'ongles, des plaques rouges sur le corps, et je n'arrive plus à m'endormir. En plus de ça je deviens désagréable. Je suis nulle part et partout à la fois.

Je ne suis pas faite pour la liberté. »

Finalement je suis partie. Ou rentrée, c’est selon.

Et Montréal, désormais, se résume à une destination de vacances comme les autres. Du moins en apparence. Car au fond, mon cœur se soulève dès que l’avion se pose. Mon corps est plus léger, ma peau s’adapte à la température. Mon accent se terre et mes yeux dévorent. Cette ville c’est MA ville. Et la distance ne m’en a jamais éloignée. Un coup d’arc-en-ciel assez grand et ça y est, j’y suis.

La dernière fois, c’était en février. Il faisait beau, il faisait froid et rien n’avait changé. Sauf moi. Peut-être.

montreal1Gyozas dans le quartier chinois, patinoire du parc Mont-Royal, écureuil dodu, quartier portuguais de Duluth

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Les couleurs de Prince-Arthur, Québec sous son manteau blanc, Montréal même look, Repas chez Schwartz's

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Rues montréalaises, bouquinerie, accouplement de papillons, confection de tires dans une cabane à sucre

Parlons peu mais parlons bien, ce blog n’est pas celui de mes 20 ans, alors soyons efficaces : le bonnet sur sa tête à lui est tricoté avec de la laine Phildar (aiguilles N°5). Jacquard improvisé et polaire incrustée.

bonnet-en-laine-pour-hommeVersion avec ou sans pompon...

Ses oreilles sont au chaud. Il y a 5 ans, il me faisait promettre de passer ma montre à l’heure québécoise, pour m’intégrer, pour « me détacher, même si c'est dur, même si c'est triste, même si c'est mourir un peu et risquer d'oublier ».

Aujourd’hui, on dirait bien qu’on est sur la même longueur d’ondes. Quelque part entre Paris et Montréal.