Je sais, ça remonte. Mais j’ai quand même rencontré quelques extases littéraires cet été… Voici mes deux coups de cœur.

 

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La Dame à la licorne, de Tracy Chevalier

Le pitch :

Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. (…) Surpris d’avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l’artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s’éprend. Elle deviendra l’inspiratrice et le modèle des tapisseries.

Mon avis :

Dans cette plongée au cœur du Moyen-Âge, dans le milieu si particulier des artisans tapissiers, Tracy Chevalier fait une nouvelle fois preuve de son talent de romancière mais aussi de sa passion pour l’histoire de l’art et de l’artisanat.

Au fil des pages le lecteur fait connaissance avec les personnages, comme il le ferait dans la vie. Rien n’est prémâché, rien n’est prévisible. En bouchant à sa manière les vides de l’Histoire, l’auteure mêle fiction et réalité à la manière d’un lissier tressant ses fils colorés pour donner vie à son canevas.

 

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Extrêmement fort et incroyablement près, de Jonathan Safran Foer

Le pitch :

Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11 septembre.

Mon avis :

Ce roman possède un style très différent de tout ce que j’ai pu lire auparavant. Tant sur le fond, que sur la forme… Car l’auteur mêle texte, dessins et photos tout au long du récit.

Ce petit garçon hors du commun, il est vrai légèrement agaçant au début, réussi à faire renaître en nous (en moi en l’occurrence) des émotions réelles, enfouies bien loin, depuis ce mardi 11 septembre 2001, jour dont chacun se rappelle. Car comme chez Tracy Chevalier (voir plus haut !), l’auteur mêle ici fiction et faits réels, concourants à une projection évidente.

Une réflexion sur la mort, l’au-delà et le manque incommensurable de la perte. Et du point de vue d’un petit garçon de 9 ans, bourré de tocs, ces considérations paraissent terriblement sages. Car cet enfant, c’est vous, c’est moi, c’est eux. Extrêmement fort. Et incroyablement près.