Un peu de beauté dans ce monde de brutes. Des fleurs par milliers, des fleurs colorées, qui ploient, qui tanguent, qui frôlent... Des légères, des parfumées, des discrètes. Chacune a sa beauté, chacune est une ode à l'éphémère. Silencieuses elles se laissent contempler, mais nous rappellent à tous, que le temps, comme leurs pétales flétris, finira par s'envoler.

Les jardins de Giverny, et les tableaux de celui qui a toute sa vie cherché à fixer leur beauté :

monet1

P1070057

P1070084P1070090

P1070037

P1070038

P1070041

P1070044

monet2

Pour feuilleter entre les allées, Les Âmes grises, de Philippe Claudel, où les Belles de jour croisent des Reines des prés. Un roman dur qui colle à l'esprit un long moment après la dernière page... Et ce passage, qui raconte la brisure, l'instant où les ciseaux de la vie coupent la tige d'une histoire : "Plus tard, son veuvage acheva de le casser. Il l'éloigna aussi. Du monde, de nous autres. De lui-même sans doute. Je crois qu'il l'aimait sa jeune fleur de serre chaude."

1460343405_small